vendredi 17 février 2012

La boîte à malices

La boîte à malices

Un matin, un jeune garçon de 11 ans découvre par hasard, une boîte. Oh, elle n’est pas très grande, pas très jolie non plus, enfin, elle n’a rien de vraiment extraordinaire.
A première vue en tous les cas.
Elle est un peu jaunie par le temps, elle semble très vieille, mais pas abîmée. Sur le couvercle, on peut y voir dessiné un large sourire bien rouge et des yeux bleus dont un fait un clin d’œil rigolo.
Evidemment, la chose qu’il fait tout d’abord, c’est de soulever le couvercle pour voir ce qui s’y trouve. Une boîte, c’est rarement vide.
Il en sort un nuage gris, qui se place au-dessus de la tête de Sébastien, le jeune garçon.
Il lève les yeux étonnés et aussitôt il se met à pleuvoir. Seulement il ne pleut que juste au-dessus de sa tête.
C’est vraiment très étrange se dit Sébastien. Il essaye même de se déplacer pour échapper au vilain nuage, mais rien à faire, il le suit partout.
Sébastien referme vivement la boîte mystérieuse et l’enfouit bien profond dans la poche de son blouson bleu marine.
Il rentre chez lui et il oublie l’incident.
Quelques jours plus tard, il retrouve la boîte dont il avait complètement oublié l’existence dans le fond de sa poche.
Sébastien est courageux, mais se souvient du nuage, et a un peu peur que ça recommence. « j’ouvre ou je n’ouvre pas ? » il réfléchit un moment et puis finit par se dire que de toute façon que risque-t-il à part être mouillé une seconde fois.
Allez ! Sébastien ose ouvrir et cette fois il n’en sort pas de nuage mais c’est un petit bonhomme, qui ressemble à un lutin qui en sort.
Il saute brusquement sur le ventre de Sébastien et se met à le chatouiller si longtemps que le garçon à cru mourir de rire. En fait le lutin chatouilla Sébastien jusqu’à ce que ce dernier remette le couvercle sur l’étrange boîte.
Ouf ! ça va mieux soupire Sébastien avec encore des rires dans la voix.
C’est assurément la boîte la plus drôle que j’ai jamais vu, se dit-il !
Il descend et va la montrer à sa petite sœur, Justine, une fillette de 8 ans très coquine.
Regarde Justine, ouvre la boîte, tu vas voir, c’est rigolo, elle est magique.
Justine ne se fait pas prier, car elle est très curieuse. Hop ! le couvercle se soulève, Sébastien recule un peu et attend de voir ce qui se passe.
La surprise ne se fait pas attendre. Une douzaine de petits singes en sortent et se mettent à gesticuler autour des enfants. Ils tirent la langue, soulèvent la jupe de Justine, tirent ses longs cheveux, font des grimaces à Sébastien, courent et sautent partout dans la pièce tant et si bien que deux petites minutes leur suffisent pour qu’on ne reconnaisse plus l’endroit. c’est un vrai capharnaüm.
Une seule solution pour arrêter cela. Refermer cette boîte et le plus rapidement possible.
Vite Justine, plus vite, allez, dépêche-toi s’il te plaît, prie Sébastien en se retenant de rire, tant la situation est drôle. Comique oui, mais désespérée aussi car maintenant que le calme est revenu, il va falloir tout ranger avant que maman arrive.
Justine a trouvé cela très, très amusant et avant de rendre la boîte à malices à son frère, lui demande quand elle aura encore le droit de s’amuser avec elle.
« on verra » dit Sébastien, « si tu es bien sage à la maison et que tu ne cries plus, on verra » Hum ! se dit-il, cette fois je la tiens. Enfin elle va se tenir tranquille et ne plus m’embêter.
Sébastien range la boîte dans sa chambre sur une étagère et durant quelques jours, oublie qu’elle est là. Un matin, sa maman, qui range le désordre et fait le lit, remarque une petite boîte jamais vue auparavant. Tiens, tiens ou a-t-il encore trouvé ça ? Sébastien ramène vraiment n’importe quoi à la maison se dit-elle.
Mais elle se laisse tenter de regarder à l’intérieur elle aussi. Hop ! le couvercle est soulevé et l’effet ne se fait pas attendre.
Voici un poireau, une carotte, un chou, une pomme de terre, un brocoli, une branche d’épinard, une asperge, un haricot vert, des petits pois, un gros oignon, et des tas d’autre légumes qui sortent et se mettent à danser autour d’elle.
Mais ce n’est pas possible, que m’arrive-t-il ? j’hallucine, je rêve ! La scène est si amusante qu’elle se laisse tomber sur le lit de l’enfant et regarde le spectacle.
C’est un vrai ballet que lui offrent les légumes. Très étrange mais magnifique en tous les cas. Elle se surprend même à taper dans ses mains pour leur donner le rythme.
Mais bon ! maman est une enfant, une grande personne mais avec une âme et des rêves d’enfant. rien ne la rend plus heureuse que de rire justement.
Elle referme la boîte au bout d’un long moment et appelle les enfants.

A partir d’aujourd’hui dit-elle, je nomme cette boîte à malices, responsable de nos amusements.
Si quelqu’un est triste, ou encore s’ennuie, je lui permets de l’ouvrir afin de retrouver le sourire.
Je vous donne la permission de faire de temps en temps une farce à votre papa, qui est tant « terre à terre ». au fait dit-elle encore :
« ET SI NOUS ALLIONS VOIR PAPA ? »

c’est ainsi, que nos trois compères, munis de la boîte à malices allèrent embrasser papa.

Et devinez ce qui se passa ?

 

FIN

Annaïck


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LE PLACARD

LE PLACARD


C’est l’histoire d’un placard qui renferme des tas de choses. Il y en a tellement que je ne sais pas par quoi commencer.
Tout le monde y jette ses choses, comme ça, boum on ouvre la porte et on jette ses affaires n’importe comment. C’est un vrai capharnaüm là-dedans. Mais tout le monde s’y retrouve tout de même.
Il y a d’abord les bottes de maman, des bottes noires, très belles, pour monter à cheval. Elle n’a toujours pas de cheval à elle, mais elle ne désespère pas. Il y a aussi le balai qui sert à effrayer les araignées qui pendent au plafond et puis aussi le ballon de basket avec lequel toute la famille s’amuse quand il fait beau. C’est souvent papa qui gagne et maman qui perd, mais lorsqu’elle gagne, alors on peut l’entendre crier sa joie de très loin, c’est certain.
Dans le placard il y a aussi, les rollers, la trottinette, les vélos, le skate du garçon, la poussette de la fille pour ses poupées et tant d’autres choses, la serpillière pour laver le sol, les gants, les écharpes, et les blousons chauds pour l’hiver, enfin, vous voyez, il y en a vraiment pour tous les goûts

Le placard, lui, en a vraiment assez de ce remue-ménage. D’autant que chez lui, personne ne fait jamais le ménage. On dérange, on le dérange fortement, on claque sa porte, on pousse avec les pieds pour y faire rentrer une chose de plus, mais personne ne se soucie de lui.
Personne n’ose imaginer qu’un placard pourrait se plaindre d’ailleurs.

Mais ce placard là, il peut et il va vous le montrer.
Un jour, il n’y tient plus. Cette fois-ci, « ras-le-bol », la coupe est pleine, trop c’est trop.
Il ouvre de lui-même sa porte brusquement et il expulse le tout de son domaine.
Allez hop ! du balai ! il s’en suit un grand vacarme et un gros désordre dans le couloir.
Quel soulagement ! il paraît tellement grand désormais, qu’on pourrait presque y ranger une voiture.
Toute la famille accourt pour constater les dégâts. Ils sont nombreux malheureusement. Dans la chute, le manche du balai s’est rompu, une botte s’est coincée dans la chaîne du vélo du garçon, du coup le vélo a déraillé, le skate a fait tomber le seau d’eau et la serpillière, du coup le couloir est inondé, c’est vraiment une hécatombe, et encore plus de travail pour la maman, qui se prend la tête dans les mains, et commence à gronder tout le monde.

Le placard lui, est très content. Ouf ! de l’air, il respire, il s’aère, se dépoussière.

Du coup, maman instaure de nouvelles consignes. Celui qui ne range pas ses affaires comme il faut dans le placard, sera puni de dessert. Et c’est aussi valable pour les adultes. Nous sommes bien d’accord papa ?
Premier essai, dès que maman tourne le dos, ils jettent tout en vrac, et ferment violemment la porte. Aussitôt la porte s’ouvre d’elle-même et recrache tout ce que le placard contient.
Mince !
Deuxième essai : pareil.
Zut et re zut, ça ne marche pas comme ça !
Il ne reste plus qu’une solution, c’est de tout ranger comme il faut. Ça va prendre beaucoup plus de temps, mais nous verrons bien.
Au bout d’une heure de laborieux travail, nos 3 compères ont terminé et ne sont pas peu fiers d’eux. la petite fille ferme délicatement la porte, et tous les trois, ferment les yeux, et se bouchent les oreilles.
Il ne se passe rien ! ouf ! cette fois le placard semble bien calme.
Maman passe par là avec le panier pour les provisions. Allez, hop ! au placard, en vrac, comme d’habitude.
Ho ! ha ! oh là là ! s’écrient papa et ses deux mignons.
Tu n’a pas le droit de faire ça. Nous venons de passer une heure à ranger et toi, tu arrives et tu dérange tout ! ha ça non, nous ne sommes pas d’accord.
D’ailleurs le placard non plus ne semble pas d’accord. Il vient juste de recracher la grand sac mauve.
Et bien mes amis, je crois que vous avez bien compris ce qui se passe quand on range et que les autres ne respectent pas votre travail. Je serai punie de dessert comme promis, mais désormais, vous savez ce que ça veut dire de travailler dur pour rien. De devoir recommencer la même chose encore et encore.

Il faut toujours penser à celui qui en payera les conséquences avant de faire une bêtise. Le travail est difficile pour tout le monde, alors respectez bien celui ou celle qui le fait à votre place.
Vous n’en serez que récompensé.

FIN

Annaïck

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