vendredi 17 février 2012

Le jardinier et la citrouille

Le jardinier et la citrouille

Un jardinier s’affaire au potager. Entre les poireaux, les carottes et les choux fleurs, trône une énorme citrouille.
Grosse, bien orange, elle arbore fièrement une petite houppette verte, relié à une grosse tige qui se perd bien profond dans la terre nourricière.
C’est la fin de l’été, le jardinier à fort à faire encore, il reste quelques fleurs qui mélangent leurs couleurs lumineuses au vert des légumes. Il n’oublie jamais non plus d’arroser tout ce beau monde, car il sait que sans eau la vie ne dure pas bien longtemps. Alors chaque jour, le même rituel. Le remplissage de l’arrosoir, pour baigner chaque parcelle de terre du précieux liquide.
Il travaille dur le jardinier et ses légumes le lui rendent bien. Ce sont eux les plus beaux de tout le village.
Il faut le voir, quand, une fois par semaine il traverse la place qui le mène chez lui, en portant fièrement sous le bras son panier de légumes. Personne ne peut l’ignorer. La tête haute, un sourire radieux et fier, mine de rien, il salue chaque personne qui le croise.
Mais sa plus grande renommée lui vient d’autre chose. J’y reviendrai plus tard…

Chaque année, dans le petit village, il y a un concours. Le concours de la plus belle citrouille du village. Pas forcément la plus grosse, mais celle qui aura la plus belle couleur, orange bien vif de préférence, la plus brillante.

Celle qui gagnera aura le grand honneur de trôner sur un beau socle au milieu de la fontaine de l’unique place du petit bourg.

La gagnante, aura le suprême honneur de se voir ouvrir le ventre pour en tirer la chaire sucrée. On en fera une bonne soupe pour la soirée tant attendue. La soirée d’Halloween bien sûr.
Ensuite, après avoir dégusté ce mets succulent, munis à nouveau d’un couteau bien aiguisé, les villageois lui inventeront une large bouche déformée, un nez triangle, et deux gros yeux dominés par de larges sourcils.
A l’intérieur, il y déposeront une bougie et refermeront le couvercle.

Voilà donc ce qui rend tellement connu le jardinier. Car depuis bien des année, c’est lui qui remporte le concours de la plus belle citrouille d’Halloween. l’an dernier, un peintre de la ville voisine est même venu pour immortaliser l’homme et son légume si connus. Ils arborent désormais le mur d’une galerie d’art. Vous imaginez bien la fierté du jardinier, qui de sa vie n’a jamais rien su faire d’autre que de cultiver la terre.

Cette année, la concurrence est rude, car tous les habitants s’y sont mis pour le vaincre.
Mais lui n’a pas peur. Il sait que cette fois encore sa citrouille sera la plus jolie, car il a un secret que jamais il n’a révélé à personne.

Voici donc le jour tant attendu. Des citrouilles il y en a plein la place du village. Le maire et ses adjoints sont rassemblés pour décider laquelle cette année aura le bonheur de trôner au dessus de la fontaine du centre. Le verdict est long et difficile. Ils hésitent un moment entre deux magnifiques spécimens. Le nom du propriétaire est caché sous chacune d’entre elles, pour ne pas influencer leur jugement évidemment.
Cette fois, ils sont bien d’accord et votent à l’unanimité pour celle de droite. Ils soulèvent le légume et annoncent le nom du vainqueur.
Toujours le même !
Le jardinier et son légume sont applaudis.
On prépare la citrouille, allume la bougie et elle prend sa place sur le trône qui lui est réservé pour la soirée.
Les flammes dansent, tournoient au gré du vent, semblent s’amuser. le spectacle est étrange et très joli.

Je le connais moi le secret du jardinier.
Pour toute chose, il faut de l’amour ! ainsi le jardinier qui donne son temps, sa sueur et surtout son cœur à l’ouvrage, obtient l’unique récompense. Celle d’un travail réussi.

Alors n’oubliez pas, si vous voulez gagner, dans n’importe quel domaine, mettez-y votre cœur, soyez patient et n’ayez pas peur de ne pas être à la hauteur. Le travail bien fait mérite toujours une récompense, surtout s’il est fait avec amour.

FIN

Annaïck

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LE PETIT HERISSON

LE PETIT HERISSON

 

C’est l’histoire d’un hérisson, qui refuse de faire du mal aux autres.
Il est très embêté parce qu’avec ses pics si longs et si durs ce n’est pas facile de blesser ceux qui se frottent à lui.
Il faut dire aussi que dès qu’il prend peur, il se met en boule et sort ses pics bien droits pour se protéger.
Mais pourtant, il ne veut de mal à personne. C’est très décevant pour lui.
Une grenouille approche. Oh là là elle saute, il a peur notre hérisson, elle saute vraiment trop haut. Hop ! en boule ! et la grenouille se heure aux piquants bien aiguisés de Monsieur hérisson. Aie aie aie, ça fait très mal. Elle rebrousse chemin et va pleurer et penser ses blessures auprès de sa maman.
Et Monsieur hérisson est toujours seul, pas un ami à l’horizon, et c’est bien normal après tout.
Tiens, voici bichette, la chatte du voisin, oh là là, j’ai peur, vite en boule. Bichette comme la grenouille marche sur les pics pointus et s’en retourne en miaulant très fort.
Zut ! se dit le hérisson, il faut vraiment faire quelque chose, jamais je ne me ferai d’ami dans ces conditions.
Il s’en va trouver Mademoiselle la sauterelle qui ne fait peur à personne, donc, de bon conseil pour lui. Il peut l’écouter sans se mettre en boule, et comprendre ce qui ne va pas avec lui.
Pourquoi ai-je peur de tout le monde comme ça ?
Et pourquoi surtout les autres ne m’aiment pas ?
Et bien, lui répondit la sauterelle, évidemment il n’est pas facile d’avoir des amis, si tu leur fait mal à chaque visite qu’ils te rendent. Me comprends-tu ?
Bien sûr, je comprends, mais comment faire, puisque dès que j’ai peur, mes piquants sortent tout seul, et comme j’ai peur de tout…
Je ne vois qu’un seul moyen ajoute mademoiselle sauterelle. Il te faut vaincre ta peur. Et pour ceci, il n’y a pas 36 moyens. Il te faut affronter tout ce qui te fait peur, en te répétant sans cesse : « j’ai pas peur, j’ai pas peur, j’ai pas peur », tu verras, ça marchera.
Il s’en retourne chez lui, dans son pré, caché sous les fougères, tout près des primevères qui sentent si bon le printemps, et les clochettes bleues qui l’avertissent si quelqu’un s’approche de chez lui.
Tenez, justement, ça sonne, les clochettes tintent, quelqu’un s’approche !
J’ai peur ! aie aie aie ! non surtout pas ça, ne pas penser à ça.
JE N’AI PAS PEUR, JE N’AI PAS PEUR répète le hérisson, tremblant, mais encore il répète la phrase magique, encore, encore et toujours la phrase dans sa tête.
C’est la chatte « bichette » qui passe par là, par hasard, elle chasse une souris et remarque le vilain hérisson qui chaque fois lui fait très mal.
JE N’AI PAS PEUR, JE N’AI PAS PEUR, continue à se répéter notre ami. Et pendant ce temps là, il ne se rend pas compte que bichette s’est approchée si près de lui, qu’il pourrait sentir le souffle sortir de son petit nez rose.
Une autre visite, la grenouille cette fois, fait un deuxième essai pour dire bonjour à Monsieur hérisson, elle saute, saute, jusqu’à lui, tout près de lui, si près, que le hérisson peut presque voir son reflet dans les yeux de la petite rainette.
JE N’AI PAS PEUR, et sans s’en rendre compte, il oublie la phrase et dit bonjour à ses visiteurs, qui n’en reviennent pas d’une telle courtoisie. Plus de piquant, juste des sourires, des mots, il n’arrête plus de parler, le hérisson, il a tant de questions à poser à ses nouveaux amis, tant de choses à comprendre, à regarder, qu’il ne s’arrête pas de jacasser comme la pie, sa voisine du dessus, qui elle aussi est venue voir ce qui se passe en bas.
La famille lapins, les mulots, même le renard et le blaireau sont venu se rendre compte de l’exploit du hérisson.
IL N’A PLUS PEUR, chuchote-t-on dans la foule autour de lui.
Le hérisson est tellement heureux qu’il danse et chante désormais, et tous ses nouveaux amis en font de même, pour fêter l’événement.
Plus jamais le hérisson n’eut peur de rien ni de personne, il n’eut que des amis près de lui.
Et il apprit à ses enfants à ne pas avoir peur et ne pas se mettre en boule sans une très bonne raison.
Il ne faut jamais faire de mal à personne sans connaître ses intentions. Même si cette personne vous paraît effrayante. Il faut toujours se renseigner avant de juger.
Les apparences sont souvent trompeuses souvenez-vous.
Le petit hérisson a bien compris cela et, désormais, il dit toujours bonjour et il ne se met en boule que si celui qui se trouve devant lui lui répond en grinçant les dents. Sinon, ils discutent un moment ensemble et toujours il continue à se faire de nouveaux amis.

 

FIN

Annaïck

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LE PLACARD

LE PLACARD


C’est l’histoire d’un placard qui renferme des tas de choses. Il y en a tellement que je ne sais pas par quoi commencer.
Tout le monde y jette ses choses, comme ça, boum on ouvre la porte et on jette ses affaires n’importe comment. C’est un vrai capharnaüm là-dedans. Mais tout le monde s’y retrouve tout de même.
Il y a d’abord les bottes de maman, des bottes noires, très belles, pour monter à cheval. Elle n’a toujours pas de cheval à elle, mais elle ne désespère pas. Il y a aussi le balai qui sert à effrayer les araignées qui pendent au plafond et puis aussi le ballon de basket avec lequel toute la famille s’amuse quand il fait beau. C’est souvent papa qui gagne et maman qui perd, mais lorsqu’elle gagne, alors on peut l’entendre crier sa joie de très loin, c’est certain.
Dans le placard il y a aussi, les rollers, la trottinette, les vélos, le skate du garçon, la poussette de la fille pour ses poupées et tant d’autres choses, la serpillière pour laver le sol, les gants, les écharpes, et les blousons chauds pour l’hiver, enfin, vous voyez, il y en a vraiment pour tous les goûts

Le placard, lui, en a vraiment assez de ce remue-ménage. D’autant que chez lui, personne ne fait jamais le ménage. On dérange, on le dérange fortement, on claque sa porte, on pousse avec les pieds pour y faire rentrer une chose de plus, mais personne ne se soucie de lui.
Personne n’ose imaginer qu’un placard pourrait se plaindre d’ailleurs.

Mais ce placard là, il peut et il va vous le montrer.
Un jour, il n’y tient plus. Cette fois-ci, « ras-le-bol », la coupe est pleine, trop c’est trop.
Il ouvre de lui-même sa porte brusquement et il expulse le tout de son domaine.
Allez hop ! du balai ! il s’en suit un grand vacarme et un gros désordre dans le couloir.
Quel soulagement ! il paraît tellement grand désormais, qu’on pourrait presque y ranger une voiture.
Toute la famille accourt pour constater les dégâts. Ils sont nombreux malheureusement. Dans la chute, le manche du balai s’est rompu, une botte s’est coincée dans la chaîne du vélo du garçon, du coup le vélo a déraillé, le skate a fait tomber le seau d’eau et la serpillière, du coup le couloir est inondé, c’est vraiment une hécatombe, et encore plus de travail pour la maman, qui se prend la tête dans les mains, et commence à gronder tout le monde.

Le placard lui, est très content. Ouf ! de l’air, il respire, il s’aère, se dépoussière.

Du coup, maman instaure de nouvelles consignes. Celui qui ne range pas ses affaires comme il faut dans le placard, sera puni de dessert. Et c’est aussi valable pour les adultes. Nous sommes bien d’accord papa ?
Premier essai, dès que maman tourne le dos, ils jettent tout en vrac, et ferment violemment la porte. Aussitôt la porte s’ouvre d’elle-même et recrache tout ce que le placard contient.
Mince !
Deuxième essai : pareil.
Zut et re zut, ça ne marche pas comme ça !
Il ne reste plus qu’une solution, c’est de tout ranger comme il faut. Ça va prendre beaucoup plus de temps, mais nous verrons bien.
Au bout d’une heure de laborieux travail, nos 3 compères ont terminé et ne sont pas peu fiers d’eux. la petite fille ferme délicatement la porte, et tous les trois, ferment les yeux, et se bouchent les oreilles.
Il ne se passe rien ! ouf ! cette fois le placard semble bien calme.
Maman passe par là avec le panier pour les provisions. Allez, hop ! au placard, en vrac, comme d’habitude.
Ho ! ha ! oh là là ! s’écrient papa et ses deux mignons.
Tu n’a pas le droit de faire ça. Nous venons de passer une heure à ranger et toi, tu arrives et tu dérange tout ! ha ça non, nous ne sommes pas d’accord.
D’ailleurs le placard non plus ne semble pas d’accord. Il vient juste de recracher la grand sac mauve.
Et bien mes amis, je crois que vous avez bien compris ce qui se passe quand on range et que les autres ne respectent pas votre travail. Je serai punie de dessert comme promis, mais désormais, vous savez ce que ça veut dire de travailler dur pour rien. De devoir recommencer la même chose encore et encore.

Il faut toujours penser à celui qui en payera les conséquences avant de faire une bêtise. Le travail est difficile pour tout le monde, alors respectez bien celui ou celle qui le fait à votre place.
Vous n’en serez que récompensé.

FIN

Annaïck

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LES HISTOIRES A DORMIR DEBOUT D’ARTHUR

LES HISTOIRES A DORMIR DEBOUT D’ARTHUR

Bonjour, je suis Arthur le petit lutin des bois. Je vais vous conter mes aventures : 

Ce matin, au détour d’un chemin dans la forêt, je rencontre la belle au bois dormant, je l’embrasse et……. elle se change en colombe. Elle s’envole aussitôt retrouver le prince charmant que j’ai auparavant rendu aveugle et qui est, depuis de très longues années perdu dans la grande forêt de Cherwood. Quand elle arrive près de lui, sa beauté est si grande que le bon prince vaillant retrouve la vue, l’embrasse tendrement et la colombe redevint jolie princesse.

 

Dans cette même forêt, le même jour, je rencontre un petit lapin et un faon qui s’amusent à poursuivre un papillon jaune. Aussitôt je change le papillon en petite chenille verte. Tandis que la chenille chute, je la munie d’un minuscule parachute pour qu’elle ne se fasse pas mal en tombant sur les feuilles qui jonchent le sol.

 

C’est par une matinée d’automne ensoleillée que je croise par le plus grand des hasards, le bon ami Robin des bois, dans cette même forêt. Il me fait part de son souhait de délivrer la belle Marianne retenue prisonnière dans la maison des 7 nains.
Pour aider mon ami Robin, je décide de faire appel au grand méchant loup. Je lui demande de souffler, souffler et souffler encore sur la chaumière des nains, jusqu’à ce que la maisonnette s’envole et que Marianne soit libre.
Peter-pan qui passe par là, lui prend la main et ils s’envolent au dessus des arbres en chantant gaiement. Ils retrouvent Robin qui embrasse tendrement Marianne sur la bouche.

  

En m’approchant de la clairière, je vois un petit d’homme qui fait de la balançoire sur le ventre d’un gros singe, qui se balance pendu à une branche. Pour lui jouer un petit tour, avec ma poudre magique, je lui fais des bras si longs qu’ils touchent presque le sol et que Mowgli ne peut plus se balancer. Un éléphant fait trembler le sol. J’ai si peur que le change en souris verte. Elle se met à courir dans l’herbe mais un gentil monsieur qui porte un grand et haut chapeau l’attrape par la queue. J’ai peur qu’il la trempe dans l’huile bouillante, alors je transforme le monsieur et son grand chapeau en citrouille.

Une citrouille ça n’est pas très drôle, donc, je décide de la changer en carrosse d’ou sort comme par enchantement la fée et sa filleule cendrillon. Pour m’amuser, je décide de changer ses pantoufles de verres en bottes de sept lieux. Cendrillon fait alors un petit pas qui l’emporte au-dessus des montagnes, tout près des nuages. Elle y découvre un haricot géant et se met en quête de gravir jusqu’à la cime de ce haricot rigolo. Au bout d’un sacré moment, elle atteint enfin le sommet et ouvre de grands yeux. Un puits. Il n’y a qu’un puits.
Elle se penche pour tenter d’y voir le fond et je décide alors malicieusement de la faire basculer dans le trou.
Cendrillon chute, chute, chute encore et encore. Cela semble durer une éternité quand enfin elle s’effondre doucement sur un tapis de mousse.

Cendrillon se relève et aperçoit un lapin blanc très énervé. Je transforme aussitôt sa montre en lit douillet et son agitation en sommeil profond. Quel calme à présent ! La princesse avance timidement dans ce merveilleux jardin où les arbres sont couverts de friandises. Elle croise en chemin un petit lion qui répond au nom de Simba. Il s’amuse à gober les mouches avec un phacochère qui sent merveilleusement bon la lavande (encore un petit truc à moi).

 

Un coup de vent et hop, je me retrouve dans les airs, libre comme Evinrude la libellule transparente. Je croise tout à fait par hasard vous n’en doutez pas, un gros oiseau blanc (un cormoran) avec deux timides souris sur le dos. Poliment elles me font un petit signe, que je renvois en mille petits bisous tous doux. Je m’amuse à faire du trampoline sur les nuages tous blancs. Il se met à neiger. Mais un peu de poussière magique et le soleil demeure partout sur le pays. Il neige sous un grand soleil…….comme c’est doux et bon…….et c’est très rigolo de pouvoir faire un bonhomme de neige en maillot de bain. Les enfants du village d’en bas s’en aperçoivent très vite.

Mais déjà la nuit tombe, je dois m’en aller retrouver ma femme et mes deux enfants dans la petite caverne près du gros chêne, dans la forêt sombre de Cherwood. Ce soir, je conterai à mes petits lutins chéris mes folles aventures.

Je reviendrai je vous le promet……..soyez sages mais pas trop ! soyez imaginatifs et surtout n’hésitez pas à utiliser cette poudre magique que seuls vous et moi possédons.
Bonne nuit les enfants et……….faites de beaux rêves

 

FIN

Annaïck


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LES TAUPES

LES TAUPES


C’est l’histoire d’une taupe qui s’amuse beaucoup dans le jardin d’une très jolie maison de campagne.
C’est une maison entourée de champs, de prés et de bois. Toute en pierres, le toit ardoisée comme on le fait en Bretagne, de larges baies côté sud pour laisser entrer le soleil tellement désiré et une très belle vue sur la campagne.
Enfin bon ! comme vous le voyez, tout y est beau, calme et serein.
Tout sauf dans le jardin.
Une taupe et sa famille, très nombreuse, ont décidé de jouer à cache-cache dans le jardin paisible de cette maison.
Chaque soir, le père de famille ramasse soigneusement chaque petit monticule, qui entre nous sont souvent de très gros monticules. Il rage, il grogne, il peste contre cette taupe qui ne finit jamais de creuser toujours là où il ne faut pas évidemment.

Et chaque matin, au réveil, le constat est le même. La taupe est toujours dans le jardin.
D’ailleurs, on dirait un champ de mines tant il y a de petites montagnes de terre éparpillées partout sur la pelouse.

Durant la nuit, les taupes s’en sont données à cœur joie. Elles ont joué sans s’arrêter une seconde. Toute la famille s’y est mise. C’est à qui fera la plus haute « taupinière ». même les cousins qui habituellement vivent chez les voisins, sont venus faire la fête aussi.
De vraies pelleteuses se sont mises en route, et rien pour les arrêter. La vie au-dessus, la nuit, s’arrête, chez les humains en tous cas, mais sous terre, la nuit c’est étonnant ce qui s’y passe.
On s’active dans tous les sens. Il y a les taupes pour creuser, et celles pour déblayer, et aussi celles qui lissent la galeries, et enfin celles qui rejettent la terre au-dessus, sans laisser passer l’air surtout, car les taupes n’aiment pas les courants d’air.
Enfin bon ! du travail là-dessous, il y en a pour tout le monde !
Sans oublier tous ces enfants qui s’amusent à cache-cache, au loup ou encore aux billes. Et oui même les taupes jouent aux billes comme les petits garçons ! Mais ce sont de toutes petites billes de terre bien tassées qu’elles font rouler.

Enfin ! toute la nuit, un brouhaha épouvantable est sorti de toutes ces galeries, mais personne ne s’en est rendu compte car dans la maison bien close, la famille dormait. Et avec les ronflements du papa, impossible d’entendre ce qui se passe dehors.

Mais au réveil ! aie ouille, c’est la catastrophe !

Comment faire pour réparer les dégâts, sans pour autant faire de mal à ces petites bêtes de velours noir ?

Pour le chef de famille rien est simple. Il a déjà essayé tant de choses pour s’en débarrasser que là, vraiment il n’a plus d’espoir. l’idée vient des 2 enfants, (les enfants sont souvent très futés et ils ont toujours de bonnes idées n’est-ce pas ?)

Et bien voilà : les taupes n’aiment pas la lumière, donc tout simplement cet après-midi, nous installerons une guirlande de lumière, une belle guirlande de Noël de mille couleurs, à l’entrée de chaque galerie et ce soir, dès la nuit tombée, nous l’allumerons, ainsi quand les taupes se mettront à l’ouvrage, elles auront très mal aux yeux, ne pourront travailler chez nous, et s’en iront « voir ailleurs », dans un autre jardin mal éclairé.
Ce qui fut dit, fut fait. Et toute la nuit, on entendit des aie ! hé ! brrr ! aie ! aie ! aie ! mais le lendemain quand les enfants allèrent voir le jardin, quelle ne fut pas leur surprise de voir que rien, rien avait bougé. Pas de motte de terre, juste la guirlande encore chaude d’avoir éclairé toute la nuit.
Quel bonheur pour le papa, qui ne manqua pas de récompenser ses deux mignons, d’avoir tant d’imagination.
Depuis ce jour-là, ou plutôt cette nuit magique, les taupes ne sont jamais revenues, sauf peut-être une fois ou deux, juste pour voir si par hasard, leur ancien terrain de jeux ne brillait plus de mille couleurs étincelantes. Mais les lumières qui brûlent les yeux sont toujours là, et la toute petite queue entre les jambes, les taupes s’en retournent, sans faire de bruit dans le jardin d’à côté où elles peuvent faire la « java » autant qu’elles veulent puisque c’est un champ immense un champ rien que pour elles.

Moralité : il y a toujours un endroit où l’on peut faire ce qu’on veut sans déranger personne. Il suffit de regarder autour de soi. Mais surtout n’allez jamais faire chez vos voisins ceux que vous ne voudriez pas que l’on fasse chez vous.
C’est une des règles de savoir vivre à ne pas oublier.


FIN

ANNAICK

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L’étoile filante

L’étoile filante

C’est l’histoire d’une étoile très spéciale.
Quand on regarde dans le ciel, tout là-haut, les nuits sans nuage, on peut distinguer, des milliers d’étoiles qui se ressemblent toutes.

Mais celle-ci pourtant est très différentes des autres. Elle traverse le ciel de part en part sans répit, tandis que les autres semblent être accrochées comme des tableaux au mur.
C’est une étoile filante.
Et elle a une mission très claire. Attraper les âmes égarées et les distribuer à toutes les autres étoiles. Afin que ceux qui quittent la terre ne soient pas seuls ni trop perdus.
Et chaque nuit, la voilà qui s’éveille pour entamer une longue nuit de dure labeur.

Elle accueille les âmes des enfants d’abord et, pour ne pas les effrayer encore plus, elle chante tout le long de sa route les comptines qu’ils chantaient eux-mêmes avec leur papa et leur maman. C’est rassurant pour les chérubins et plus agréable de travailler en chanson.
Quand elle est bien chargée, elle dépose un à un les enfants, sur leur étoile. Il ne faut surtout pas se tromper. Car à chaque étoile correspond une famille. Et quand un petit est le premier à quitter la terre pour l’éternité, et bien une autre étoile naît. Et une nouvelle vie commence pour elle et pour l’enfant.

C’est ainsi que l’on peut entendre des cris de joie, des bravos, quand elle dépose quelqu’un, et qui retrouve les siens partis depuis longtemps.

Parfois elle s’attarde, contemple et écoute en silence ce qui se dit. C’est comme ça qu’elle reconnaît chacun par son prénom, et souvent en passant, leur lance une petite pluie de poussière d’étoiles, pour que dure le bonheur dans leur nouveau monde.

Elle ne dépose pas que des enfants vous vous en doutez bien. Il y a aussi le mari ou la femme, qui étaient séparés depuis si longtemps, que ce ne sont que soupirs et soulagement quand ils se retrouvent. Ils se prennent la main et plus jamais ne se quitteront désormais. C’est la plus belle récompense d’une vie bien menée sur terre ne trouvez-vous pas ?

Et les cousins, les cousines, parfois même les amis très proches qui n’ont personne ailleurs viennent passer un moment ensemble. S’ils le pouvaient, ils dresseraient une table gigantesque pour y faire un grand dîner parsemés de rires et de chansons.
Ils n’ont rien oublié de leur amour, leur amitié, les uns pour les autres, et ils ont tant de choses à se raconter, tant de moments oubliés à redécouvrir ensemble que l’éternité n’y suffirait pas pour tarir leurs émotions.

Beaucoup de gens sur terre, les vivants, sont bien plus morts qu’eux. Car ils ne croient en rien. Nombreux sont ceux qui riront de cette histoire, qui pour eux ne restera jamais qu’une banale histoire.
Mais moi j’y crois.
Et je peux vous affirmez que si vous regardez bien le ciel les nuits sans nuage, et bien sans doute, si vous y croyez suffisamment, vous la verrez l’étoile filante faire la tournée des âmes égarées.
Et si vous tendez bien l’oreille, peut-être aussi vous pourrez entendre la voix d’un proche qui s’en est allé trop tôt.
Alors comme moi, vous serez rassuré, et consolé de savoir que finalement rien est fini, tout est recommencement.

FIN

Annaïck

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Nestor le poisson rouge

Nestor le poisson rouge


Quoi de plus banal qu’un poisson rouge dans un bocal ?

Celui-ci est un peu étrange, enfin plutôt comique je devrais dire. Il appartient à deux enfants.
Ils sont plutôt gentils mais jamais ne s’occupent du petit poisson. Pas si petit que ça d’ailleurs. Il est rouge évidemment, son ventre est énorme et argenté. Ses nageoires sont plus longues que son corps et flottent gracieusement dans l’eau toujours pure du bocal.
C’est la maman qui encore une fois s’occupe du poisson, contrôle sa nourriture et le nettoie tous les 3 jours, pour que l’eau soit toujours propre et qu’il ne manque jamais d’oxygène. Dans le bocal il y a une banale plante verte en plastique, pas très belle mais elle fait partie du décor depuis l’arrivée de Nestor, alors on ne peut se résoudre à la jeter.

Le poisson n’est pas comme les autres. Il a quelque chose en plus. Il adore s’amuser.
Parfois, on peut le voir sauter, on entend « plouf ! », et il recommence ses acrobaties pour épater la galerie. Il fait des cabrioles gracieuses et s’élance du fond du bocal pour sauter par dessus la ridicule plante verte. Parfois aussi quand quelqu’un s’approche de lui, il sort sa petite bouche bien ronde de l’eau, pour réclamer à manger.
Même le chat n’en revient pas. Au début, le gros matou aurait bien voulu le déguster. Le poisson il adore ça, normal pour un chat.
Souvent il essayait de l’attraper avec sa grosse patte velue, mais Nestor est très rapide, et chaque fois, le matou s’en retournait bredouille.
Et chaque jour il retournait à la pêche et chaque fois il repartait sans avoir mangé le petit poisson rouge.
D’ailleurs Nestor, lui-même, riait de la mésaventure du pauvre chat, pas assez futé ni rapide pour l’attraper.
C’est ainsi que jour après jour ils se retrouvèrent pour le même rituel. L’un court devant la patte de l’autre. Ils ont largement eu le temps de se connaître, on pourrait même croire que parfois ils se parlent.
Aujourd’hui, le chat dort près du bocal, comme s’il voulait le surveiller au cas ou quelqu’un s’approche d’un peu trop près de son ami.

Voici donc Nestor qui fait son numéro de cirque dans son minuscule bocal.
Maman lui a même mis un toboggan, une balançoire, des cerceaux, et une petite grotte pour que de temps en temps il puisse se reposer en paix.
Il glisse sur le toboggan, prend son élan sur la balançoire et saute dans les cerceaux. Ça fait beaucoup rire les enfants, et tous ceux qui viennent l’admirer. même le chat participe au drôle de numéro, mais cette fois sans l’intention de manger son ami. Juste comme ça, pour faire rire les enfants.

Ainsi passe la vie de Nestor, ce drôle de petit poisson rouge, dans son bocal, avec sa petite plante en plastique.
Une vie de rêve pour lui, entouré d’enfants et de son ami le chat.

FIN

Annaïck

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PETIT BOUCHON

PETIT BOUCHON

Petit bouchon vit dans un monde étrange. Un monde où flottent sur l’eau toutes sortes d’objets. Et pas seulement des objets, regarde bien…..là…..oui….ne vois-tu pas cette drôle de bestiole dans une minuscule coquille de noix ?
ç a ressemble à une bouteille, mais avec une tête d’animal !
Qu’est-ce que cela peut-il bien être ?
Hé ! Petit bouchon, toi qui vis dans ce drôle de monde, peux-tu nous dire ce que c’est ?
C’est ainsi que petit bouchon, commence à nous raconter une histoire très invraisemblable, un peu tirée par les cheveux, mais, après tout, n’est-ce pas bizarre d’écouter un petit bouchon raconter une histoire ?
Il y a de cela très longtemps, sans doute des millions d’années, les humains, ne faisaient pas du tout attention à ce qui les entourait ! Ils achetaient et consommaient bien plus qu’ils n’en avaient besoin. Evidemment, après avoir, mangé ou utilisé les objets achetés, ils les jetaient un peu partout dans la nature…
Les navires déversaient les ordures dans les océans, si purs, d’un bleu si transparent, qu’on pouvait y voir le fond, et les jolis poissons nager, et faire des cabrioles pour s’amuser…
Bientôt, on ne vit plus le fond des océans, et l’eau devient noire, triste et froide. Les poissons désertèrent les lieux, et se transformèrent peu à peu. Pour certains, de petites pattes remplacent les nageoires, pour d’autres, des oreilles, un nez, et une bouche, ainsi que des cheveux, poussent sur la tête….
Comme c’est étrange !
Le monde sous marin disparaît sous les détritus des hommes….
Les poissons maintenant, ne ressemblent plus vraiment à des poissons. Oh bien sur, ils ont encore leurs écailles, et leurs yeux tout ronds et brillants…ils ont aussi, pour certains, gardés leurs couleurs chatoyantes, un peu comme un arc-en-ciel !
Les voici qui sortent de l’eau pour visiter le monde, et trouver un endroit où vivre, un endroit propre, où il fait bon se reposer….
Mais, ho surprise, ici, tout n’est que désolation, papiers sales, bouteilles vides, boîtes de conserves, carcasses de voitures, plastiques en tout genre, et j’en passe….il y a tellement d’ordures sur cette terre, que nos drôles de « poissons-humains », se demandent comment faire pour rendre cet endroit plus accueillant….
C’est ainsi qu’ils commencent à transformer les objets, et se transforment encore à leur tour ! Regarde ! ici, un lapin sur le dos d’un âne, et encore une tortue, qui à des pattes aussi longues qu’un flamant rose ! Tout le monde s’active, on construit, on nettoie, on range, on aménage les objets en maisons flottantes, pour pouvoir retourner sur l’eau prochainement….
Un lion entre dans une bouteille de verre, simplement la tête dépasse. Ce n’est pas possible ?
SI BIEN SUR ! Puisque petit bouchon le dit, c’est que cela est vrai !
De plus, la bouteille où se trouve le lion, est hissée par les pélicans sur une minuscule coquille de noix ! Tiens, c’est l’étrange animal du début de l’histoire !
Et voilà ! Ca usine, ça travaille dur et le résultat ne se fait pas attendre : la terre sent bon ! Elle est si chaude, si belle, les arbres se couvrent de mille feuilles, les fleurs sortent de terre, il y a des couleurs et des odeurs partout ! Les oiseaux pondent des œufs, les animaux reviennent à leur tour en couple…. Je crois que la vie reprend le dessus, nous dit petit bouchon !
Les drôles d’animaux, n’ont pas terminé ! Ils leur faut retourner sur l’eau, tout nettoyer, rincer cette eau sale, pour qu’elle retrouve son bleu transparent, et qu’ils puissent retourner jouer ensemble, et retrouver leur allure de poisson !
Au bout de quelque temps, quand ils eurent fini leur tâche, ils se sentirent bien fatigués, et n’eurent qu’une pensée :
Et si les hommes recommencent ? Si cela ne leur à pas suffit de leçon ?
Pour le savoir, et bien il faudra que tous les enfants du monde, montrent l’exemple « aux grands » qui sont si irresponsables. Plus un papier de bonbon, ni un chewing-gum par terre. Cela paraît peut-être peu, mais c’est ainsi que commence l’apprentissage du respect de la vie….

FIN

 ANNAICK

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Rhino, l’attrape cœurs perdus

Rhino, l’attrape cœurs perdus

Tout le monde sait, ce qu’est un rhinocéros….
Une énorme bête, qui vit dans la savane Africaine, et dont il faut se méfier comme de la varicelle…..
Qui s’y frotte, s’y pique ! et Monsieur Rhino, à une corne gigantesque au bout du nez !
Le rhinocéros dont je veux vous conter l’histoire, n’est pas agressif. Il n’a même pas l’once d’une méchanceté dans le fond de l’œil !
C’est un grand et fort rhinocéros, tout gris, tout fripé, on dirait qu’il a 100 ans ! Sa corne est dorée. Il y a une bonne raison à cela : elle lui sert de lanterne quand la nuit tombe sur la savane.
C’est qu’il a une mission à remplir Monsieur Rhino, et ce, depuis le jour où il avait embroché par accident un petit enfant qui jouait à cache-cache avec sa petite sœur, une nuit d’été sans lune…
Ainsi pour le punir de son acte, accidentel, mais tout de même meurtrier, le bon dieu, lui donne une mission qu’il doit remplir de son mieux, s’il veut monter au ciel, quand le moment pour lui sera venu….

- « Monsieur Rhino », lui dit le seigneur, « il y a dans ce monde, beaucoup de cœurs perdus. Ils ont tous une chose en commun : ils ont un grand besoin d’amour !
Je ne peux malheureusement pas tous les attraper, certains refusent mon aide, ils ne savent pas qu’ils sont égarés…. Ils n’ont même jamais entendu de mots d’amour !
Tu vas donc m’aider à attraper ceux là !
Mais attention ! Ils sont rapides, agiles, et parfois agressifs ! il va te falloir ruser, en geste ou en parole, à toi de voir la meilleure façon de me les ramener » !

Voici donc, notre rhinocéros, qui se prépare à la tâche. Le seigneur qui veille, lui a colorié sa corne, couleur « or », pour l’éclairer la nuit.
Jamais rhino, n’a vu autant de cœur en dérive ! Parfois, un joli cœur, bien rouge, s’arrête à sa hauteur, et lui envoi un doux baiser avant de continuer sa route. Mais, rhino n’arrive toujours pas à attraper un de ceux qui sont malheureux !
Il saute, il court, il vire à droite, à gauche, il dérape, pendant au moins deux heures, jusqu’au moment où !
Hourra ! il en tient un. Il est énorme, et a un petit anneau par lequel Monsieur rhino, le tient, sur sa corne. Fièrement, il l’apporte au bon dieu, qui le félicite de son adresse, et lui recommande de continuer sa mission, afin de sauver le plus de cœurs perdus possible…
Au bout de la nuit, Monsieur rhino, qui semble tellement effrayant pour ceux qui ne le connaissent pas encore, est devenu l’ami et le soutien de presque tous les animaux de la savane….. non seulement il attrape les cœurs perdus et les ramène par dizaines au seigneur chaque matin, mais en chemin il a compris qu’il n’y a pas que les cœurs de la nuit à attraper, mais aussi, tout ceux qu’il croise en chemin. Aujourd’hui encore, il continue vaillamment à soutenir, à consoler, et surtout à aimer, sans honte, sans retenue, et fièrement, tous ceux qui croisent sa route……
Il est connu dans toute la savane, et bien plus loin encore, on écoute les légendes, qui racontent son histoire…..
Voilà, j’espère que vous avez bien compris la morale de cette histoire !
Aimez, aimez, encore et encore…. Et souvenez-vous bien du rhino et de son attrape cœurs perdus, quand vous doutez de votre amour !
Il y un rhino qui vous aime, vous aussi !

ANNAICK

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SOPHIE LA PETITE POULE

SOPHIE LA PETITE POULE

C’est l’histoire de Sophie la petite poule blanche. Elle cherche un amoureux. En fait, elle a déjà vu un mignon coquelet tout roux qui s’appelle Romano. Mais il ne s’intéresse pas à elle.
Elle est triste et ne comprend pas pourquoi ce beau mâle dédaigne ses avances.
C’est que Sophie a un problème, un gros problème pour une poule. Elle ne sait pas faire cot cot.

Vous rendez-vous compte ? un gros, un énorme problème pour elle. Et bien entendu dans ces moments là, il n’y a jamais personne pour vous aider, en cas de malheur.
Toute la basse-cour lui tourne le dos dès qu’elle s’aventure un peu trop près.
Le pire de tout, c’est qu’elle ne pond pas un seul œuf ! même pas un tout petit, au moins son honneur serait sauf. Mais non. Rien, jamais elle n’a fait un œuf.

La basse cour est grande, et tout le monde s’entend plutôt bien. On chante, on se taquine, ou bien encore on picore dans la même mangeoire. Au centre, un énorme chêne trône, c’est le refuge des coqs. Ses branches puissantes servent de perchoir aux volatiles et plus on se trouve haut perché, plus on a de l’importance. c’est vous dire que en bas, on fait tout ce qu’il faut pour devenir le plus beau et le plus fort pour gagner la plus haute branche.
Celle qui donnera le droit suprême de choisir sa poule avant tout le monde et aussi, de chanter le premier quand le soleil se lève.

Et devinez qui est le plus haut perché ? Notre beau Romano. Il chante comme un ténor d’opéra, il a une crête bien rouge et un bec orange, des plumes aux couleurs chatoyantes et brillantes. Assurément, c’est lui le seigneur de la basse-cour, et le coq le plus convoité parmi ses dames.

Evidemment Sophie, le regarde toujours, le bec toujours bien soigné, les plumes lissées soigneusement, elle est toujours impeccable. Mais elle ne sait toujours pas chanter. Alors Romano ne fait pas attention à elle. Il passe et repasse devant la belle sans jamais l’apercevoir. Sophie retient ses larmes mais elle est tenace et se dit qu’un jour, elle gagnera son cœur d’une façon ou d’une autre.
Un jour, un petit oiseau, une mésange je crois, toute bleue, fistson nid près du perchoir de Sophie. Les voici voisines, l’une qui chante comme une déesse et l’autre comme une casserole.
Mais elles deviennent amies et la jolie mésange bleue lui donne des cours de chant.
Ainsi, de jour en jour, Sophie chante, elle « cotte cotte » du matin au soir. Elle fait des progrès impensables. La mésange bleue elle même n’en revient pas ! c’est incroyable, impensable ! ce n’est plus un « cot cot »commun comme les autres poules, mais de son petit bec orange sort une mélodie si douce, si jolie que tous les coqs se battent pour espérer admirer la belle faire ses vocalises du petit jour jusqu’au coucher du soleil.

Romano n’est pas le plus fort, le plus beau oui mais pas le plus costaud, et il perd rapidement la place tant convoitée de la plus haute branche, du majestueux chêne.
Tans pis, il baisse la tête, et les plumes bien basses il va se cacher dans un coin pour essayer d’oublier la belle dame de ses rêves.

Mais Sophie, elle ne l’a pas oubliée, elle en rêve toujours autant, et d’un signe de tête négatif, elle refuse les avances de tous les autres coqs qui se présentent à elle afin d’obtenir un oui de sa part.
Bientôt elle se retrouve seule et elle est étonnée de ne pas encore avoir vu le beau Romano. Son prince, son cœur, ses espoirs d’amour éternels.
Alors Sophie se met à chanter, chanter, chanter encore et encore, elle chante pour que son prince vienne à elle.
Dans son coin Romano écoute la mélodie monter en lui, comme un poème, des frissons de bonheur le poussent à se lever et inconsciemment, il se dirige vers sa belle, l’élue de son cœur.

Elle est belle, il est superbe, ils se regardent un moment les yeux brillants, le plumage chatoyant, pas besoin de mot, juste elle chante et il écoute.

Depuis ce jour, toujours ils s’aiment, Sophie, pond les plus œufs de la basse-cour, et Romano, même s’il n’est plus sur la plus haute branche du chêne est le plus heureux des coqs.

On peut être fort et haut perché, on peut être petit et tout en bas de l’arbre, qu’importe pourvu que le bonheur sonne à votre porte. N’hésitez pas à l’ouvrir, ne laissez pas passer l’occasion de rendre l’amour à celui qui vous le donne.

FIN

Posté par annaick56 à 15:53 - - Permalien [#]
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